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L'histoire de la photographie

Aujourd’hui, il n’y a rien de plus simple que de prendre une photo. Des milliers d’images défilent devant nous tous les jours et il suffit de sortir un téléphone portable de notre poche pour devenir un photographe amateur. On en oublierait presque que l’invention de la photographie à moins de 200 ans.

La date de l’invention de la photographie a été officiellement fixée au 7 janvier 1839. Depuis des siècles déjà, des inventeurs avaient travaillé sur ce qui sont considérés comme des balbutiements de la photographie. De tous temps, les hommes ont tenté de figer les images comme une trace poétique d’un moment furtif. Les méthodes utilisées pour arriver à cette fin sont le fruit d’une complexe évolution technologique.

De la chambre noire à la fixation de l’image

Il est possible de relier l’histoire de la photographie à l’époque grecque. Même Aristote, qui vivait au quatrième siècle avant notre ère, connaissait déjà la chambre noire. La camera obscura, nom latin de la chambre noire, consiste simplement en une boîte noire dans laquelle on a percé un trou. Les premières observations permettent de constater que la lumière qui traverse ce trou (le sténopé) est inversée lorsqu’elle se projette sur la paroi blanche opposée. Au début du premier millénaire, le savant arabo-musulman Ibn Al-Aytham, aussi connu sous le nom d’Alhazen, a permis de faire des avancées importantes sur les calculs de l’optique et de l’utilisation de la boîte noire. À la Renaissance, les peintres italiens découvrent les lois de la perspective et utilisent des appareils optiques pour calculer les dimensions et rendre au mieux les perspectives des paysages.

La connaissance de la chambre noire et du reflet d’une image à travers un sténopé, ainsi que les études optiques sur les jeux de miroirs sont les principes basiques et nécessaires à l’avènement de la photographie. D’un point de vue pratique, il ne manquait plus que de savoir comment faire pour fixer l’image une fois projetée. Ce sont les évolutions des connaissances chimiques qui vont permettre de solutionner ce problème, en mettant au point le développement photo sur film.

Depuis longtemps déjà, les alchimistes savaient que la lumière avait des propriétés destructrices. Par exemple, ils avaient découvert que le chlorure d’argent noircissait au contact de la lumière. Mais il faut attendre 1780 pour que le chimiste et inventeur Jacques Charles fixe pour la première fois l’image projetée dans une boîte noire, à l’aide de cette solution connue depuis longtemps, le chlorure d’argent. En une ou deux décennies, les recherches continuent en ce sens, et d’autres scientifiques tentent l’expérience en modifiant les fixateurs. Par exemple, Thomas Wedgood utilisera du nitrate d’argent et John Herschel de l’hyposulfite de sodium. Entretemps, avec l’invention de la lentille au 16e siècle, qui permet d’améliorer la netteté de l’image traversant le sténopé, toutes les techniques sont à présents connues et réunies pour créer l’ancêtre des appareils photographiques.

L’inventeur de la photographie est Jean Nicéphore Niépce. Ce Bourguignon, né en 1765, était un ingénieur issu d’une famille faisant partie de la cour du roi. Après une première période de sa vie dans le sud de la France, il retourne dans sa Bourgogne natale et invente de nouveaux objets comme le pyréolophore que l’on considère comme l’ancêtre du moteur à combustion. Mais c’est à partir de l’année 1816 qu’il s’intéresse à la fixation de l’image obtenue dans la camera obscura. Il trouve une première solution photosensible à base de bitume de Judée. Mais l’image s’efface rapidement de la plaque photosensible. En 1825, grâce à la technique déjà connue de l’eau-forte et à celle de l’impression sur des plaques photosensibles, il crée alors un procédé qu’on pourrait comparer vulgairement à un tampon. Il vient d’inventer l’héliogravure, qui sera plus tard appelée la photogravure. Mort subitement en 1833, il ne connaîtra jamais l’invention officielle de la photographie.

Le daguerréotype est breveté : la naissance de la photographie est actée

Louis Daguerre est l’autre grand inventeur qui a contribué à l’invention de la photographie moderne. Louis Daguerre et Niépce entretenaient une relation épistolaire scientifique et avait même officialisé leur collaboration de façon contractuelle. Daguerre était surtout préoccupé par le problème du long temps de pose auquel Niépce n’avait pas encore trouvé de solution. Les surfaces photosensibles exigeaient encore des temps d’exposition à la lumière de plusieurs heures, voire de plusieurs jours. Si Daguerre s’occupait principalement de la réduction du temps de pose d’un point de vue physique, en améliorant les lentilles, il a également dû prendre le relai, à la mort de Niépce, en s’intéressant au problème chimique des surfaces photosensibles. Il remplace le bitume par de l’iodure d’argent et se rend compte que les plaques exposées aux vapeurs de mercure rendent les images plus nettes. Finalement, sa dernière découverte a permis d’empêcher le noircissement de l’image avec le temps. En trempant les plaques dans une solution saline, les images ne s’altèrent plus.

Louis Daguerre tient dans ses mains tout le procédé photographique. Avec un temps de pose de 10 à 30 minutes et une image nette fixée à jamais, il présente son invention à François Arago, député et savant qui soutient son projet. François Arago présente l’invention le 7 janvier 1839 à l’Académie des sciences, appelée alors le daguerréotype. C’est cette date qui a été choisie comme la date officielle de l’invention de la photographie. L’État français acquiert l’invention contre une rente qu’elle reverse chaque année à Daguerre et aux héritiers de Nicéphore Niépce.

Le négatif et le celluloïd allègent le procédé qui devient l’invention du siècle

William Talbot, un scientifique britannique, réclame presque parallèlement la paternité de la photographie, alors que le daguerréotype s’arrache dans les boutiques parisiennes dès l’année de sa sortie. Talbot a, quant à lui, permis d’inventer le négatif. Grâce à son procédé d’impression sur des feuilles imprégnées puis exposées à la lumière du jour, il a rendu possible l’impression multiple de positifs depuis une impression négative.

En 1884, Georges Eastman trouve un moyen de remplacer les plaques de verre par des films en celluloïd, ce qui permet de conserver des négatifs dans l’appareil. Les photos sont de moins en moins coûteuses et l’appareillage est de moins en moins contraignant. Eastman invente l’appareil photographique appelé le Kodak et un commerce de la photographie se développe, de la prise du cliché au développement en magasin. Les dernières évolutions de la photographie sont celles de l’apparition de la couleur. Les balbutiements de la couleur sont connus avec les frères Lumière. Mais c’est en 1935 que les appareils professionnels en couleurs sont commercialisés. Il faut attendre 1946 pour que les appareils amateurs permettent les photos en couleurs. Finalement, ces dernières années, la révolution numérique a modernisé et modifié totalement l’appareil photo. Le procédé de base reste le même, sauf que le film sensible a été remplacé par des capteurs de lumière qui traduisent ensuite ces données en pixels, comme c'est le cas sur tous les types d'appareils photo numériques actuels.


Bonjour je m'appelle FX et je suis mordu de photo. J'ai commencé il y a une dizaine d'années en photographiant ce qui me plaisait dant la rue, avec le petit appareil numérique Sony acheté à l'époque. Puis je me suis formé à Nancy au travail plus rigoureux de la photographie argentique. Je vous partage ici quelques conseils , échanges, et bien sûr quelques photos.

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